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Le congrès guatemaltèque vote la loi 5272 de « protection de la vie et de la famille »

Manifestation LGBT contre la loi 5272 - GETTY IMAGES

Une grave menace pour les vies, les droits humains et les familles selon Amnestie Internationale. Cette loi 5272 a été approuvée au congrès par une large majorité le 8 mars 2022.

« Cette loi ne protégera ni les familles, ni les vies mais incite au contraire à la haine et à la discrimination mettant en danger les vies et les droits d’innombrables humains. Il est inquiétant que le Congrès du Guatemala s’évertue à perdre du temps et des ressources à approuver des lois qui n’ont pour effet que d’aggraver la situation de multitudes de problèmes sociaux et de violations de droits humains qui affectent tant de personnes dans le pays, plutôt que de tenter réellement de les résoudre. »

Erika Guevara Rosas, directrice des Amériques de Amnesty International.

La loi vise a modifier le code pénal pour augmenter les peines encourues pour avortement volontaire, déjà illégal au Guatemala, et criminaliser tout personne qui « promeut ou facilite l’accès à l’avortement ». Elle rend également spécifiquement illégal le mariage de personnes de même sexe, ainsi que l’enseignement de la diversité sexuelle et de l’égalité des genres, et enfin proscrit les poursuites pénales de personnes ou de groupes ayant fait preuve de discrimination envers des personnes pour raison de leur orientation sexuelle.

Au moins 32 personnes ont été assassinées l’an passé en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre selon l’Observatoire national des droits des personnes LGBTQI+. Le pays a également souffert d’un niveau alarmant de grossesses infantiles, 2 041 filles de 14 ans ou moins ayant donné naissance en 2021, et plus de 65 000 grosses ont été enregistrées chez des filles et adolescentes entre 10 et 19 ans.

« L’accès à l’avortement légal et à l’éducation sexuelle ne sont pas seulement des droits humains, mais aussi des politiques publiques fondamentales pour faire face aux grossesses adolescentes, ainsi qu’aux violences et discrimintation pour raison de genre. Si le président Giammattei souhaite combattre ces problèmes et garantir que le gouvernement remplissent ses devoirs en matière des droits humains, il doit mettre son veto contre cette loi indéfendable. »

Erika Guevara Rosas, directrice des Amériques de Amnestie Internationale.

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